Critères en pratique
Alternatives textuelles : écrire un alt qui sert vraiment
Image décorative, informative, complexe, lien image : comment choisir la bonne alternative textuelle selon la fonction de l'image, avec les cas que les outils ne tranchent pas.
L'alternative dépend de la fonction
La première question n'est jamais « que montre cette image ? » mais « à quoi sert-elle ? ». Le RGAA distingue quatre cas, et l'alternative correcte change radicalement de l'un à l'autre.
- Décorative :
alt=""— vide, mais présent. L'image disparaît alors de la restitution vocale, ce qui est le but ; - Informative : l'alternative transmet l'information portée par l'image, de façon concise ;
- Lien ou bouton image : l'alternative décrit la destination ou l'action, pas le visuel — « Accueil », pas « logo bleu » ;
- Complexe (graphique, schéma, infographie) : alternative courte plus description détaillée à proximité.
> Le faux ami de l'alternative riche — Décrire longuement une photo d'illustration n'aide personne : cela allonge l'écoute sans apporter d'information. Une image purement esthétique mérite une alternative vide, pas une description soignée.
Les erreurs les plus fréquentes
- le nom de fichier en alternative (
DSC_0042.jpg) ; - « image de », « photo de » — redondant, le lecteur d'écran annonce déjà la nature de l'élément ;
- l'attribut
altabsent (différent de vide : l'image est alors annoncée par son URL) ; - une alternative identique au texte qui suit, provoquant une double lecture ;
- un graphique complexe résumé en trois mots, sans description détaillée.
La limite de l'automatisation
Un moteur détecte de façon fiable l'absence d'alternative, un nom de fichier, une redondance. Juger la pertinence d'une alternative suppose de comprendre le contexte éditorial : une IA multimodale propose un jugement argumenté, mais c'est l'auditeur qui tranche et signe. C'est exactement la frontière entre détection et évaluation.
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