Inclusible

Critères en pratique

Structure de titres : la colonne vertébrale d'une page accessible

Un seul h1, pas de saut de niveau, des titres qui décrivent : pourquoi la hiérarchie des titres conditionne la navigation des lecteurs d'écran — et le référencement.

Le plan de la page

Les titres h1 à h6 ne sont pas des styles : ils dessinent le plan du document. Un utilisateur de lecteur d'écran appelle la liste des titres pour comprendre la page en quelques secondes et sauter à la section utile — exactement comme un lecteur voyant balaie la page du regard.

Une page sans titres correctement structurés oblige à tout parcourir séquentiellement.

Les règles

  • un seul h1 par page, qui énonce le sujet principal ;
  • pas de saut de niveau en descendant : un h2 n'est pas suivi d'un h4 ;
  • les niveaux reflètent l'imbrication réelle du contenu, pas la taille souhaitée ;
  • un titre décrit la section : « Tarifs » plutôt que « En savoir plus » ;
  • aucun titre vide, et pas de texte mis en gras en guise de titre.

> Le réflexe à inverser — Choisir h3 parce que « h2 est trop gros » est l'erreur la plus répandue. Le niveau se choisit selon la structure ; la taille se règle en CSS, et c'est gratuit.

Le cas des gabarits

Sur un site construit par composants, la structure se joue à l'assemblage : un composant de carte qui contient un h2 en dur produit dix h2 de même niveau sur une page de liste, sans hiérarchie. Le niveau de titre doit être un paramètre du composant, pas une valeur figée.

Le bénéfice partagé

Les moteurs de recherche exploitent la même hiérarchie pour comprendre le contenu. C'est l'un des rares points où conformité RGAA et référencement se recouvrent réellement — un argument à utiliser quand le budget accessibilité est discuté.

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