IA & accessibilité
IA et accessibilité numérique : du scan au jugement
L'IA multimodale fait passer l'accessibilité numérique de la détection d'erreurs au jugement de conformité — à condition de garder l'humain dans la boucle.
Ce que l'IA a débloqué
Pendant quinze ans, l'accessibilité numérique automatisée a buté sur le même mur : les outils détectaient des erreurs de code, jamais des défauts d'usage. L'IA multimodale change la nature du test :
- elle regarde la page comme un utilisateur voyant — et peut dire qu'une information n'est portée que par la couleur ;
- elle lit l'arbre d'accessibilité comme un lecteur d'écran — et repère ce qui ne sera jamais restitué ;
- elle navigue au clavier comme un utilisateur moteur — et trouve les pièges de focus.
> Le déplacement de valeur — La question n'est plus « combien d'alertes ? » mais « ce site est-il conforme, critère par critère, avec quelle preuve ? ». C'est le passage du scan à l'audit.
L'humain dans la boucle, par principe
Un rapport d'accessibilité engage la responsabilité de qui le signe. L'IA propose un verdict tracé — statut, preuve, confiance — et l'expert humain valide, corrige, assume. Ni IA seule, ni humain seul : le couple.
Et demain
Les référentiels évoluent (RGAA 5 se prépare), les modèles progressent. Ce qui restera : l'exigence de preuve, et la transparence sur ce qui est vérifié ou non.
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